Choisir la longueur de son collier

Lorsque l’on exprime la longueur des colliers de perles en centimètres, il n’est pas évident de se rendre compte de l’effet du collier une fois porté. C’est la raison pour laquelle nous avons réalisé ce petit guide qui vous permettra de mieux vous rendre compte de la longueur des colliers à l’aide des images ci-dessous, lorsque le collier de perles est porté autour du cou.

Collier Ras du Cou

Le collier de perles ras du cou (environ 38 cm). Le Look Victoria, repris par la princesse Lady Di peut être composé de plusieurs rangs de perles. Ce collier s’ajuste à mi-hauteur de votre cou. Ces colliers sont d’une grande élégance et sont mis en valeur avec des cols en “V”, des cols bateau ou encore avec des robes dégageant vos épaules.

Collier Choker

Le Choker (environ 40 cm) s’adapte à toutes les encolures. Il ressemble au ras du cou mais il est plus souple puisque moins rigide. Vous pourrez le porter aussi bien avec vos tenues de soirées ou tous les jours en décontracté.

Collier Princesse

Princesse (environ 45 cm). C’est un grand classique qui s’adapte à tous les types d’encolures et tous types de tenues. Vous pourrez le porter aussi bien sur un pull qu’avec un décolleté plongeant ou un chandail ras du cou. Vous serez aussi belle le jour que dans vos soirées mondaines. Il descend sur le haut de votre buste et met en valeur votre gorge.

Collier Matinée ou Sautoir

Le collier matinée (environ 55 cm) appelé aussi “Sautoir” est un collier de mi longueur. Il trouve son élégance lorsque vous le portez avec un tailleur Chanel par exemple ou encore avec une robe ou un gros pull à col roulé car il passe bien par dessus. Il est approprié aux occasions formelles ou semi-formelles.

Collier Opéra

Opéra (environ 65/66 cm). C’est le plus beau et le plus seyant de toutes les longueurs. Il est composé d’un seul très long rang. Il est parfaitement adapté aux allures de la mode actuelle et, comme son nom l’indique, vous serez merveilleuse dans votre robe de soirée illuminée par ce bijou haut de gamme facile à porter et s’accommode avec tous vos vêtements, que vous soyez “sport” ou “très habillé”.

Histoire : 1965, les « Perles de Bora-Bora »

Ia ora na,

Pour l’article de cette semaine, j’avais envie d’aborder un thème historique et vous relater ce chapitre de l’histoire de la perle de culture de Tahiti : « Les perles de Bora-Bora » !

Vous vous demandez quelle est la relation et pourquoi ces perles n’ont-elles jamais été reconnues ? Et pourquoi Bora-Bora est surnommée : « la perle du pacifique »…. Alors laissez-moi vous révéler l’histoire de ces perles…

Pourquoi Bora-Bora ?

Pour celles et ceux qui connaissent la perle de culture de Tahiti, vous savez déjà que Messieurs Jean-Marie Domard et Churoku Muroi, ont procédé à la première greffe de perle en Juillet-Août 1961 à Hikueru et que deux ans plus tard, cette greffe s’est révélée être une réussite. D’ailleurs les membres de « Pearlycoach » ont le privilège de recevoir toutes les informations historiques relatives à cette gemme ainsi qu’un documentaire d’archive d’une heure lequel a nécessité 3 ans de recherche !

Hikueru est un charmant atoll situé au sud de l’archipel des Tuamotu et à 740 km à l’est de Tahiti. C’est au sein de son lagon que Monsieur Domard a pu tester la toute nouvelle   technique de greffe déposée par Monsieur Mikimoto et a créé la première école de plongée en Polynésie Française. Le choix de ce lieu avait de multiple raisons et la première « ferme perlière » qu’ils y ont créé était plus que rudimentaire ! Cependant, vous pouvez imaginer qu’au début des années 1960, cet atoll n’était joignable que par bateau… et plusieurs jours de mer étaient nécessaire !

Aussi, lorsque très enthousiasmé, Monsieur Domard se rend compte que le processus de greffe est applicable à nos huîtres perlières, il contacte rapidement Monsieur Muroi pour lui demander de revenir faire un second essai dès 1962. Seulement voilà, Monsieur Muroi est beaucoup, beaucoup moins enthousiaste à l’idée de revenir et subir cette traversée maritime !

Malgré tout il accepte mais impose une condition : La seconde greffe se réalisera uniquement dans un lieu où un avion peut atterrir ! Il avait été trop malade en bateau la dernière fois ! Ors le seul autre lieu bénéficiant d’un aéroport en 1962… était Bora-Bora, puisqu’il avait été construit pendant la seconde guerre mondiale  par les américains et inauguré en aéroport commercial en 1958. De plus, cette île présente l’avantage d’être plus proche de Tahiti pour faciliter l’organisation des opérations.

La seconde tentative 

C’est ainsi qu’en juillet-Août 1962, l’équipe de Jean-Marie Domard et Churoku Muroi, réalisent le second test à Bora-Bora,  sur l’îlot de TO’OPUA précisément.

Les nacres provenaient de l’atoll de Scilly situaient à 350 km de Bora-Bora car le rapport de Monsieur Domard effectué début 1960, indiquait de larges quantités d’huîtres de bonnes qualités sur cet atoll.

En constatant le peu de rejet, Jean-Marie Domard décide de réitérer une opération en Octobre 1963.

La dernière mission en Polynésie de Monsieur Muroi fut du 27 janvier au 6 février 1964.

Suite à la récolte des 276 perles de Hikueru en décembre 1963, il était prévu de récolter les perles de Bora-Bora en juillet de l’année précédente. Mais Monsieur Domard décide de retarder la récolte dans l’espoir d’obtenir des perles dépassant un diamètre de 10 mm.

Présentation au public…. Des perles de Bora-Bora !

La récolte a lieu fin janvier 1965.

Sur les 450 perles récoltées à Bora-Bora, 100 sont de belles qualités, rondes et de 11 mm de diamètre. 50 mesurent 12 mm, 5 en mesurent 13 et 1 de 14 mm de diamètre.

Certains spécialistes relèvent une différence entre les perles de Hikueru qui présenteraient des tons foncés, gris, gris-bleuté et vert irisé, alors que les perles de Bora-Bora au contraire possèdent en majorité des couleurs plutôt claires : blanc, crème, crème-rosé ou marron mordoré.

Ainsi,  les 1065 perles produites à Hikueru et Bora-Bora sont dévoilées lors d’une exposition publique largement médiatisée le 25 février 1965, à la chambre de commerce de Papeete. Certaines de ces perles font l’objet de magnifiques bijoux créés par le maître-joaillier Alfred Mourareau !

(autre photo de l’archive)

La persévérance de Monsieur Domard et le professionnalisme de Monsieur Muroi ont permis de prouver que l’industrie de la perle de culture était possible en Polynésie Française.

50 ans après, Monsieur Muroi revint en Polynésie en 2011 pour célébrer le cinquantenaire de la première greffe de Perle de culture de Tahiti. Il fût extrêmement ému de l’essor dont il avait été l’un des pionniers. Monsieur Domard est décédé en 1994.

En fait « la perle de Bora-Bora » était le premier nom de cette gemme océane qui enchanta le monde…. Mais ne me demandez pas pourquoi la culture de cette perle n’a plus jamais eut lieu à Bora-Bora…. Ceci est un secret bien gardé par les pionniers de l’époque…

Alors… Perliement Vôtre et à très bientôt,

 

Jeanne Lecourt

Mr Churoku Muroi, Jeanne Lecourt, Brigitte Domard

Un jour, des Perles…

‘Ia ora na,

Le saint graal pour un passionné de perles est de pouvoir un jour, trouver une perle naturelle… Ce cadeau rare de la nature offert à l’homme n’apparaît qu’une fois sur mille. Mais comment être sûre qu’une perle soit « une perle fine », lorsque l’on ne l’a pas soi-même découverte dans une huître naturelle au hasard d’une plongée…

Appréciation des Perles…

C’est ainsi qu’il y a environ 2 mois, un ami m’a demandé une première expertise sur un petit lot de perles appartenant à sa famille depuis des générations. Deux perles ont retenu mon attention car leur poids me semblait plus léger que ne laissait envisager leur taille.

Afin d’avoir une première appréciation, je les ai soumises aux machines à radiographier du service contrôle de la Direction des Ressources Marines en Polynésie Française. Ce service est garant de la qualité des perles de culture de Tahiti grâce à 2 contrôles dont un, mesure l’épaisseur de nacre des perles avant leur exportation. En Polynésie, il est interdit d’exporter des perles présentant une épaisseur inférieure à 0,8 mm. Ainsi, ces machines à radiographier sont les seules  homologuées pour déterminer l’épaisseur des perles produites dans les lagons et pour révéler la présence d’un nucléus.

Ces 2 perles ne présentaient pas de noyaux.

 

Certification des Perles…

Cependant, l’unique possibilité d’authentifier la nature de ces perles, était de les adresser à un laboratoire de gemmologie. En effet, certains de ces laboratoires sont munis de technologie avancée pour pouvoir examiner scientifiquement la composition d’une perle. Certains possèdent même des moyens susceptibles de certifier la datation des perles.  Les laboratoires adressent un certificat  aux propriétaires des gemmes, en fonction des demandes spécifiques.

Ainsi, je les ai expédiées à la SSEF (laboratoire de gemmologie Suisse) et en provenance de Tahiti, la patience est de rigueur !

 

Présentation des Perles…

Finalement, j’ai reçu les 2 certificats cette semaine et je suis ravie de vous présenter aujourd’hui ces 2 perles que j’ai baptisées :

 

 

RAVA :

 Arborant fièrement ses  17mm, Rava a été conçue naturellement et bercée par les flots des eaux cristallines des lagons Polynésiens.  Sa couleur grise-crème rappelle le cœur de l’huître perlière dont elle est issue et sa forme baroque lui assure sa nature unique !

Un pendentif en coulée d’or 18 carat valorise sa singularité !

 

HINA :

Hina est une perle de culture non nuclée, c’est-à-dire sans noyau. Ces perles de culture sont communément appelées Keshis. Les keshis ne sont pas cultivés volontairement et sont souvent le produit d’une greffe dont la nacre n’a pas souhaité garder le nucléus. C’est pourquoi, leur aspect est souvent de forme irrégulière et leur taille  plutôt réduite.

Ainsi, Hina présentant une taille de 11,7 mm, une forme de goutte parfaite et sans aucune aspérité de surface, est digne d’être considérée comme un Keshis d’exception. Sa couleur naturellement grise se distinguera au centre d’un rang de perles fines.

 

Si Rava et Hina retenaient votre attention, je me ferai un plaisir de répondre à vos questions…

Alors… Perliement Vôtre, à très bientôt,

Jeanne

« De Cuming à Cumingii… »

Tout commence par une passion…

Monsieur Hugh Cuming né le 14 février 1791 à Washbrook dans le sud du Devon, est le fils d’une fratrie de 3. Enfant il côtoie le colonel Georges Montagu, naturaliste de renom. C’est à son contact que Hugh Cuming commence à se passionner pour les coquillages.

Grâce à ses parents, il apprend la fabrication de voiles et ouvre une entreprise en Amérique du sud en 1819. Les bénéfices de cette affaire lui permettront de vivre confortablement toute sa vie et de se consacrer à sa passion : les coquillages.

« Le Prince des collections de coquillages » !

 Afin de récolter des spécimens de faune et de flore, il décide d’assurer des expéditions par ses propres moyens.

Il fait construire un bateau, le Discoverer, et part le 28 Octobre 1827 pour son premier voyage dans l’océan Pacifique.

Cette expédition le mène en Polynésie où il découvre notre huître perlière, Pinctada margaritifera.

Il y séjournera 8 mois. Dans une lettre qu’il adresse à son ami, Sir William Jackson Hooker, il décrit les détails de ce séjour et indique qu’il rapportera à Londres « 27 000 » perles naturelles de Tahiti. Dans ce courrier de 5 pages, du 21 mars 1832, il décrit son itinéraire et ses rencontres avec les Polynésiens.

Mais il tient aussi un journal de bord dont voici un extrait  :

« The Discoverer reached South Marutea for the second time on 25 January: The Meleagrina or Pearl Oyster here attains a great size the shell of an extraordinary thickness and highly usefull to the Manufacturer of Fancy goods, during my stay the Natives collected upwards of Forty Tons fit for Market, out of them I had taken above Twenty Seven Thousand Pearls, the whole weighing Thirty Two Ounces. »

«Le Discoverer atteignit le sud de Marutea pour la deuxième fois le 25 janvier : La Meleagrina ou huître perlière atteint ici une grande taille, la coquille dune épaisseur extraordinaire et très utile au fabricant darticles de fantaisie, pendant mon séjour, les indigènes ont recueilli plus de quarante tonnes propres au marché, dont javais pris plus de vingt-sept mille perles,  le tout pesant trente-deux onces »  

En 1840, après 13 années dédiées à sa passion, il comptabilisera plus de 3 000 mollusques marins, terrestres ou dulcicoles.Ces expéditions lui vaudront le surnom dans les milieux scientifiques de l’époque, de « Prince des collections de coquillages ».

« La reine des huîtres perlières »

D’où vient le nom de cette huître aux lèvres noires produisant des perles aux couleurs de l’arc-en-ciel ?

Selon le docteur Henk K. Mienis, de l’université de Jérusalem, (CPS n°81995) : « L’origine de Pinctada n’est ni grecque, ni latine ; il s’agit plutôt d’une déformation du français « Pintade », lui même dérivé du portugais « Pintada » qui signifie « tâcheté » ou « taché » ». En effet, considérant l’aspect extérieur de la coquille, le nom utilisé jusqu’alors de « Méléagrine » spécifiait déjà « Pintade » en grec. Ainsi, c’est en 1842 que la dénomination « Pintadine » fit son apparition puis fut latinisée par Röding sous l’appellation « Pinctada ».

Ces « Pinctada » produisant des perles, il leur fut tout naturellement associé le mot latin « margaritifera » apparu au 1er siècle après J.-C. Par Plinus, indiquant : « qui produit des perles ».

Même si l’on dénombre une vingtaine d’espèces de Pinctada Margaritifera dans la région indo-pacifique, cette variété sécrétant des couleurs multiples, était endémique aux lagons Polynésiens.

La postérité laissa à Monsieur Hugh Cuming un nom, comme une reconnaissance : variété Cumingii… Ainsi, l’huître perlière produisant la perle de culture de Tahiti, a pour appellation complète : Pinctada margaritifera variété Cumingii… Merci au « prince Cuming » !

« Les perles illustres de l’histoire : Le collier de perles de Susa »

Le plus ancien collier existant de nos jours, vient de la Perse Antique, du sarcophage d’une princesse Achéménide, découvert lors de fouilles à Susa, en Iran, datant d’environ 2400 ans.

Le collier de perles de Susa est un trésor archéologique d’une grande valeur historique.

Susa, également connue sous le nom de Suse, était une ancienne ville située dans l’actuel Iran. Elle a été choisie comme capitale de la dynastie Achéménide en raison de son emplacement stratégique sur les routes commerciales reliant la Perse, la Mésopotamie et l’Asie Mineure.

Le collier de perles de Susa se compose de trois rangées de 72 perles chacune. Lorsque l’anthropologue français Jacques de Morgan a découvert ce collier, en 1902, les perles étaient dans un état de détérioration avancé, nombre d’entre elles se brisant au contact lorsqu’elles ont été retirées de la tombe.

La figure royale enfermée dans le sarcophage était celle d’une jeune femme, une princesse Achéménide. Son corps avait été étalé et décoré d’une énorme quantité d’or, de bijoux et d’ornements en pierres précieuses.

Suse a été l’un des centres les plus importants de la dynastie Achéménide, fonctionnant comme une ville commerciale jusqu’au troisième siècle avant Jésus-Christ, où elle est tombée aux mains d’Alexandre le Grand et des empires parthes et sassanides qui ont suivi.

Ce collier témoigne de l’histoire ancienne et de la richesse culturelle de la Perse Achéménide, et il est un exemple magnifique de l’art et de l’artisanat de cette époque lointaine.